Désordre = indiscipline et indépendance

Dans l’assemblée du désert, la bible parle de désordre lorsque le peuple d’Israël comble l’absence prolongée de Moïse, son leader. Dans son indiscipline, Israël se livre alors à l’idolâtrie et aux plaisirs en ignorant Dieu et ses prescriptions. L’histoire est relatée en Exode 32.

« 1 Le peuple, voyant que Moïse tardait à descendre de la montagne, s’assembla autour d’Aaron, et lui dit : Allons ! fais-nous un dieu qui marche devant nous, car ce Moïse, cet homme qui nous a fait sortir du pays d’Egypte, nous ne savons ce qu’il est devenu… 6 Le lendemain, ils se levèrent de bon matin, et ils offrirent des holocaustes et des sacrifices d’actions de grâces. Le peuple s’assit pour manger et pour boire; puis ils se levèrent pour se divertir. 7 L’Eternel dit à Moïse : Va, descends; car ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Egypte, s’est corrompu…25 Moïse vit que le peuple était livré au désordre, et qu’Aaron l’avait laissé dans ce désordre, exposé à l’opprobre parmi ses ennemis. »

C’est à cette indiscipline qui frise l’indépendance vis-à-vis de Dieu qu’on pense habituellement quand on parle de désordre dans nos assemblées. Et à ce sujet, le récit d’Exode offre d’importantes leçons sur la patience, la prière, la punition et le pardon. Cependant, le désordre a plusieurs visages.

Désordre = indiscipline et dépendance

Dans l’assemblée des Thessaloniciens, Paul parle de désordre concernant les membres qui, par leur indiscipline, deviennent des parasites. Les instructions de l’apôtre sont claires et fermes en 2 Thessaloniciens 3.

« 6 Nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon les instructions que vous avez reçues de nous. 7 Vous savez vous-mêmes comment il faut nous imiter, car nous n’avons pas vécu parmi vous dans le désordre. 8 Nous n’avons mangé gratuitement le pain de personne; mais, dans le travail et dans la peine, nous avons été nuit et jour à l’œuvre, pour n’être à charge à aucun de vous. 9 Ce n’est pas que nous n’en eussions le droit, mais nous avons voulu vous donner en nous-mêmes un modèle à imiter. 10 Car, lorsque nous étions chez vous, nous vous disions expressément : Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. »

Et à l’adresse des personnes concernées, l’appel de Paul est tout aussi clair.

« 11 Nous apprenons, cependant, qu’il y en a parmi vous quelques-uns qui vivent dans le désordre, qui ne travaillent pas, mais qui s’occupent de futilités. 12 Nous invitons ces gens-là, et nous les exhortons par le Seigneur Jésus-Christ, à manger leur propre pain, en travaillant paisiblement.»

Cela veut-il dire qu’il ne faut plus aider les plus pauvres parmi nous? Loin de là! Simplement, il faut les aider d’une façon qui déparasite l’église. Autrement dit, il faut les aider de sorte qu’ils arrivent « à manger leur propre pain en travaillant paisiblement ».