GAMEO 4-1 RÉUSSIR LA VIE DE FAMILLE – Parents : Soumission, Soutien

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Votre couple a le privilège de servir et d’influencer trois générations au moins pour Dieu – vos parents, vos enfants et vos petits-enfants. Réussir la vie de famille, c’est comprendre et accomplir fidèlement cela.

Nous introduirons donc ici GAMEO 4 – RÉUSSIR LA VIE FAMILLE en parlant des Parents. Ensuite, nous verrons la Progéniture (les enfants) dans la deuxième étude. Puis, dans la troisième étude, nous aborderons les Petits-enfants.

HONORE TON PÈRE ET TA MÈRE

Honorer son père et sa mère est l’ordre du Seigneur pour chaque personne à l’égard de ses parents. En pratique, honorer son père et sa mère se traduit par deux actes : soumission et soutien.

La soumission correspond à la période de dépendance de l’enfant tandis que le soutien correspond à la période de dépendance des parents.

SOUMISSION

En effet, 1 Timothée 3 : 4 parle de bien diriger sa maison et de tenir ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté. Les enfants vivent alors encore dans la maison paternelle et/ou sous la responsabilité des parents.

OBÉIR A SES PARENTS

Et la soumission désigne tout simplement l’obéissance selon qu’il est écrit : « Enfants, obéissez à vos parents, selon le Seigneur, car cela est juste. Honore ton père et ta mère c’est le premier commandement avec une promesse, afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre » (Éphésiens 6 :1-3).

QUITTER SES PARENTS POUR S’ATTACHER

Mais il est évident qu’adultes et mariés, « enfants, obéissez en toutes choses à vos parents » (Colossiens 3 :20) n’est plus un ordre pour vous. Car l’homme est censé avoir quitté ses parents pour s’attacher à sa femme. Et pour les femmes, l’ordre est désormais : « Femmes, soyez soumises à vos maris, comme il convient dans le Seigneur » (Colossiens 3 :18).

Toutefois, il est vrai que quel que soit l’âge, on demeure l’enfant de ses parents. Il arrive donc que certains parents aient du mal à renoncer à leur autorité sur leurs enfants mariés.

LES DANGERS DE L’IMMATURITÉ

La facilité ou la difficulté pour le couple à résoudre ce problème dépendra du niveau de dépendance (spirituelle, psychologique ou matérielle) du conjoint concerné vis-à-vis de ses parents.

Dépendre de ses parents, à ce stade, comme du temps où l’on vivait sous leur toit n’est pas seulement un signe d’immaturité pour le mariage. C’est aussi la voie ouverte à l’ingérence des parents dans les affaires du couple.

Certes, les conseils et aides spirituels, psychologiques et matériels des parents peuvent être les bienvenus. Mais y recourir systématiquement ou unilatéralement est nuisible à la construction du couple, même si vos parents sont chrétiens.

QUAND CHRIST DIVISE

Si les parents ne sont pas chrétiens, souvenez-vous des paroles du Seigneur Jésus sur les divisions dans la famille.

« Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? Non, vous dis-je, mais la division. Car désormais cinq dans une maison seront divisés, trois contre deux, et deux contre trois ; le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère » (Luc 12 :51-53).

OBÉIR À DIEU PLUTÔT QU’AUX HOMMES

Peut-être avez-vous déjà fait les frais de cette division si votre conversion s’est faite pendant que vous étiez encore à la charge de vos parents. Vous aviez alors eu le courage de dire comme Pierre et les apôtres face aux autorités : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes 5 :29).  

Aujourd’hui encore, pour le mariage, il faut obéir aux instructions de Dieu. Cependant, vos parents sont les instruments qu’il a plu à Dieu d’utiliser pour créer les personnes uniques que vous êtes.

QUE TON PÈRE ET TA MÈRE SE RÉJOUISSENT

C’est pourquoi, quels qu’aient été vos rapports par le passé, « ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes » (Romains 12 :17-18).  

Chaque conjoint devrait même aller plus loin, avec le soutien de l’autre, pour veiller à ce « que ton père et ta mère se réjouissent, que celle qui t’a enfanté soit dans l’allégresse ! » (Proverbes 23 :25). Cependant, cela ne va pas jusqu’à les laisser diriger votre maison.

PLAÎRE AVEC MATURITÉ

Chercher à plaire à ses parents ou beaux-parents au détriment de son couple est contraire aux attentes des Écritures. Il est écrit que le mari et la femme s’inquiètent des moyens de plaire l’un à l’autre (1 Corinthiens 7 :33-34).

Or, en tant que disciples de Christ, ceux-ci doivent avoir appris à plaire Dieu d’abord et avant tout. Voici ce que dit l’apôtre Paul aux disciples Thessaloniciens à ce sujet.

Enfin, frères, vous avez appris de nous comment vous devez vous conduire pour plaire à Dieu, et vous vous conduisez déjà ainsi.

Mais, nous vous le demandons, et nous vous y invitons à cause de votre union avec le Seigneur Jésus : faites toujours plus de progrès dans ce domaine. Car vous connaissez les instructions que nous vous avons données de la part du Seigneur Jésus.

1 Thessaloniciens 4 :1-2, version Semeur

Honorer vos parents ou beaux-parents dans votre mariage ne consistera donc pas, bien que vous les respectiez, à leur manifester une obéissance puérile.

  • Avez-vous des problèmes pour dire non à vos parents ou assumer vos choix et décisions d’adulte vis-à-vis d’eux ? Pourquoi, et comment allez-vous régler cette situation ?
  • Avez-vous les mêmes problèmes avec vos beaux-parents ? Pourquoi, et comment comptez-vous mettre fin à cette situation ?

SOUTIEN

Lorsque les parents ont besoin d’aide en raison de la vieillesse, du veuvage, de la maladie etc., il convient que leurs enfants les assistent. L’apôtre Paul adresse les instructions suivantes à Timothée concernant les veuves dans l’église locale.

LA PIÉTÉ ENVERS SA PROPRE FAMILLE AVANT TOUT

Honore les veuves qui sont véritablement veuves. Si une veuve a des enfants ou des petits-enfants, qu’ils apprennent avant tout à exercer la piété envers leur propre famille, et à rendre à leurs parents ce qu’ils ont reçu d’eux ; car cela est agréable à Dieu.

1Timothée 5 :3-4

Alors que l’église doit honorer les veuves sans soutien, les veuves qui ont des enfants et petits-enfants doivent être honorées par leur progéniture. Mais au-delà des veuves, il est aussi question d’exercer la piété envers la famille (d’origine) et de rendre aux parents leurs bienfaits.

L’apôtre ajoute même : « Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle » (1Timothée 5 :8). Honorer les parents, c’est donc ici les soutenir, prendre soin d’eux.

« Cela est agréable à Dieu » que vous souteniez vos parents dans le besoin. Cela devrait également vous être agréable en tant que couple. Certes, il y a des parents (ou beaux-parents) difficiles ou capricieux. Mais ce sont là aussi des symptômes de détresse.

DEUX ERREURS À ÉVITER DANS LE SOUTIEN

Dans le soutien aux parents (beaux-parents) et à la famille élargie, il faut éviter deux erreurs fondamentales.

  1. Envisager le soutien exclusivement en termes financiers. (Car pour certains membres de votre famille, les problèmes d’argent ne sont que des symptômes de problèmes plus profonds).
  2. Se laisser embarquer dans des querelles avec des membres de famille au lieu de combattre le bon combat de la foi. (Revoir GAMEO 3-4-1 Comprendre le combat).

DÉCHARGER LES “BAGAGES” SUR LE SEIGNEUR

Par la foi, nous savons que la personne la plus importante sur terre après le Seigneur est le conjoint. Cela doit être clairement connu et vécu par chacun des conjoints. Car il n’y a personne d’autre avec qui Dieu dit que vous êtes une seule chair.

A cet égard, il faut garder à l’esprit les « bagages » que l’on apporte avec soi dans le mariage. Ils concernent souvent les relations avec les parents. Et il s’agit parfois de relations compliquées et émotionnellement chargées. Ce qui peut rendre toute conversation sur la gestion des parents ou beaux-parents hypersensible.

Cependant, il faut accepter de grandir et guérir pour obéir au Seigneur. Et lui obéir dans tous les domaines de la vie et du mariage. Chacun a sa place dans votre mariage. Le conjoint vient en second, après le Seigneur. Mais nier aux parents (et aux enfants) leur place, c’est courir le risque de renier la foi et d’être « pire qu’un infidèle »

  • L’un de vous a-t-il tendance à donner la priorité aux parents sur le conjoint : comment et pourquoi ? Quelles solutions envisagez-vous ?
  • L’un de vous a-t-il envers les parents une attitude « pire qu’un infidèle » : comment et pourquoi ? Quelles solutions envisagez-vous ?

Prochaine étude : GAMEO 4 :2 Progéniture – Direction, Discipline, Discipolat

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