GAMEO 5-1 RÉUSSIR LA FIN DU MARIAGE : Divorce, Réconciliation ou Renoncement au mariage

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Les conjoints parlent de divorce quand ils désobéissent à l’ordre du Seigneur Jésus Christ en Matthieu 19 :6 et Marc 10 :9. “Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint”.

Mais, même alors, il est possible de réussir la fin du mariage. Si les conjoints séparés renoncent à se remarier chacun de son côté et/ou se réconcilient. Nous y reviendrons après avoir examiné le processus de détachement qui aboutit au divorce.

DISTRACTION, DISPUTES, DISTANCE ET DIVORCE

« Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation ; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible » (Marc 14 :38). Jésus dit ces paroles à ses disciples endormis pendant qu’il combat dans la prière.

Ce manque de vigilance et de prière est malheureusement une réalité des foyers dans certaines situations de danger. L’attention doit alors se porter sur Dieu pour comprendre ce qui se passe et faire Sa volonté. Pourtant, c’est parfois là qu’on dort .

Or, c’est ainsi que les problèmes s’enchaînent, si on ne se réveille pas pour les arrêter. D’abord, on cède (avec des arguments légitimes parfois) à l’ennemi de l’attention : la distraction. La distraction fait le lit des disputes. Les disputes enfantent la distance. La distance expose au divorce, fin du processus insidieux de détachement déclenché par la distraction.

En effet, la distraction détache le cerveau (attention). Les disputes détachent le cœur (affection). Et la distance détache le corps (accouplement).

DISTRACTION

Une personne distraite est une personne dont l’attention se détourne de la priorité. Dieu vous a béni-e- avec des relations (spirituelles, conjugales, familiales…) impliquant des responsabilités qui requièrent des ressources.

Dans l’ordre de ces relations, la relation avec Dieu est la priorité des priorités. Car le mariage n’est pas une fin en soi. C’est pourquoi Paul mettait en garde contre le risque d’inquiétudes et de distraction qu’entraîne le mariage.

FOCUS SUR LE SEIGNEUR

Or, je voudrais que vous fussiez sans inquiétude. Celui qui n’est pas marié s’inquiète des choses du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur ; et celui qui est marié s’inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à sa femme.

Il y a de même une différence entre la femme et la vierge : celle qui n’est pas mariée s’inquiète des choses du Seigneur, afin d’être sainte de corps et d’esprit. Elle qui est mariée s’inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à son mari. Je dis cela dans votre intérêt. Ce n’est pas pour vous prendre au piège. C’est pour vous porter à ce qui est bienséant et propre à vous attacher au Seigneur sans distraction.

1 Corinthiens 7 :32-35
PRIORITÉS EN ORDRE DANS LE SEIGNEUR

Cependant Paul présente les relations entre mari et femme comme reflet des relations entre Christ et l’Église (Éphésiens 5 :22-33). Et il enseigne aussi sur les relations avec les autres membres de la famille (1 Timothée 5 :8, par exemple). Cela montre que quand la relation avec Dieu prime, les autres priorités se mettent en ordre.

Le mari et la femme qui ont Dieu pour priorité communieront et communiqueront bien. Ils trouveront ainsi les moyens appropriés de faire attention l’un à l’autre, selon Dieu. Alors, comme Christ et l’Église, ils seront vainqueurs.

Ils ne seront pas distraits par les préoccupations, les possessions et les plaisirs de la terre. Toutes choses qui étouffent la parole de Dieu et la rendent infructueuse (Marc 4 :19). Ce qui crée un terrain fertile dans le couple pour les disputes.

DISPUTES

Sur le fond, les disputes naissent généralement de la mauvaise gestion des frustrations (attentes non satisfaites). Sur la forme, les disputes se nourrissent de la mauvaise communication entre les conjoints au sujet de ces frustrations.

ÉVITER LE TROUBLE ET L’INFECTION

Faire la distinction entre combat de la foi et querelles est la première étape pour une bonne communication de crise.

Car c’est ainsi que chaque conjoint pourra éviter les troubles et l’infection produits par les racines d’amertume. Les Écritures disent en effet : « Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés » (Hébreux 12 :15). C’est la voie de la sagesse et de la maturité.

DISPUTES ET TENTATION DE DISTANCE

A cet égard, la session 2 (Réussir la vie de couple) aborde les aspects pratiques de la collaboration de couple. Car « il ne faut pas qu’un serviteur du Seigneur ait des querelles » (2 Timothée 2 :24).

Souvenez-vous qu’il est écrit : « Mieux vaut habiter dans une terre déserte, qu’avec une femme querelleuse et irritable » (Proverbes 21 :19). Cette parole est tout autant applicable au mari querelleur et irritable. Elle souligne aussi que les disputes entraînent la tentation de la distance.

DISTANCE

« Prenez garde à vous-mêmes. Si ton frère a péché, reprends-le ; et, s’il se repent, pardonne-lui. Et s’il a péché contre toi sept fois dans un jour et que sept fois il revienne à toi, disant : Je me repens, -tu lui pardonneras ». Tel est le commandement du Seigneur Jésus Christ en Luc 17 :3-4.

Quelqu’un lit ça et se dit : « Un seul jour hein ! Toi seul(e), sept fois. Hum ! Et puis tu demandes pardon sept fois. C’est pas toi oh !  C’est moi-même ! Je fais quoi ici même ? On dure pas dans mauvais rêve ».

REFUS DE PARDONNER ET DISTANCE SPIRITUELLE

Et c’est comme ça que le manque de pardon éloigne, d’abord spirituellement, ensuite émotionnellement puis physiquement, pour finir. Car le Seigneur Jésus a averti que refuser de pardonner aux autres prive du pardon de Dieu.

Et, lorsque vous êtes debout faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses. Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.

Marc 11 :25-26
COLÈRE MEURTRIÈRE ET DISTANCE ÉMOTIONNELLE

La colère et l’amertume peuvent créer une telle distance qu’on se détache de l’autre jusqu’à l’indifférence meurtrière.

C’est ce qui est arrivé à Caïn. « L’Éternel dit à Caïn : Où est ton frère Abel ? Il répondit : Je ne sais pas ; suis-je le gardien de mon frère ? » (Genèse 4 :9).

Et vous vous dites que vous n’iriez pas jusqu’au meurtre. Mais savez-vous où vous en êtes? « Car si quelqu’un déteste son frère, c’est un meurtrier, et vous savez qu’aucun meurtrier ne possède en lui la vie éternelle » (1 Jean 3 :15, version Semeur).

LES DEUX OPTIONS DE CAÏN

Caïn n’avait pas commencé par le meurtre. Il a commencé par la colère et deux possibilités. Faire le bien en dominant sur le mal ou se laisser séduire par le mal. Dieu lui avait ainsi parlé avant qu’il ne commette le meurtre contre son frère.

Et l’Éternel dit à Caïn : Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ? Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui.

Genèse 4 :6-7
JÉSUS CHRIST NOTRE FRÈRE ET NOTRE GARDIEN

Béni soit le Père céleste qui nous a donné un frère dont n’étions pas dignes. Cependant, ce frère s’est fait notre gardien et a accepté la honte et la mort pour le pardon de nos péchés ! Jean a écrit à son sujet.

Mes chers enfants, je vous écris ceci afin que vous ne péchiez pas. Si, toutefois, il arrivait à quelqu’un de commettre un péché, nous avons un Défenseur auprès du Père : Jésus-Christ le juste. Car il a apaisé la colère de Dieu contre nous en s’offrant pour nos péchés et pas seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. 

1 Jean 2 :1-2, version Semeur
INTERCESSEURS COMME CHRIST

Dans notre identification à Christ, nous aussi sommes des intercesseurs pour les semblables et, en particulier, le conjoint. C’est ainsi que nous échappons au piège des querelles et combattons le bon combat de la foi qui sauve.

Or, la distance produit justement le refus de s’identifier au conjoint et d’intercéder pour lui. Cependant, même Caïn avait la possibilité de se repentir et dominer sur le mal.

A combien plus forte raison ceux à qui Jésus Christ s’est révélé ! « Soumettez-vous donc à Dieu, résistez au diable, et il fuira loin de vous » (Jacques 4 :7).

Ne désirez pas, comme Caïn, la disparition physique de l’autre de votre espace commun. Ne désirez pas tuer votre mariage. Et si c’est déjà arrivé, faites les fonctions d’ambassadeurs pour Christ et favorisez la résurrection et la réconciliation.

RÉCONCILIATION OU RENONCEMENT AU MARIAGE

Il arrive, malgré tout, que des mariages finissent mal. « Mal finir » signifie que le mariage prend fin pour une raison autre que la mort. En d’autres termes, les humains défont le mariage.

Alors, que ce soit « pour infidélité » ou quelque autre raison, que commande le Seigneur aux saints qui veulent se séparer ?

INITIATIVE DE LA SÉPARATION

Les conjoints croyants ne doivent pas prendre d’initiative de séparation.

A ceux qui sont mariés, j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point de son mari…et que le mari ne répudie point sa femme.

1 Corinthiens 7 :10, 11

Es-tu lié à une femme, ne cherche pas à rompre ce lien.

1 Corinthiens 7 : 27a

Le croyant marié à une non croyante (ou la croyante mariée à un non croyant) ne doit pas prendre l’initiative de la séparation.

 Aux autres, ce n’est pas le Seigneur, c’est moi qui dis : Si un frère a une femme non-croyante, et qu’elle consente à habiter avec lui, qu’il ne la répudie point ; et si une femme a un mari non-croyant, et qu’il consente à habiter avec elle, qu’elle ne répudie point son mari…

Si le non-croyant se sépare, qu’il se sépare ; le frère ou la sœur ne sont pas liés dans ces cas-là. Dieu nous a appelés à vivre en paix.

Car que sais-tu, femme, si tu sauveras ton mari ? Ou que sais-tu, mari, si tu sauveras ta femme ?

1Corinthiens 7 :12-16
POSSIBILITÉ DE REMARIAGE

Les conjoints croyants qui se séparent ne peuvent pas se remarier chacun de son côté ; ils restent sans se marier où se réconcilient : « si elle est séparée, qu’elle demeure sans se marier ou qu’elle se réconcilie avec son mari » (1 Corinthiens 7 :11). Ce qui s’applique aussi au mari séparé.

Le conjoint croyant répudié par le conjoint non croyant n’est plus lié.

Si le non-croyant se sépare, qu’il se sépare ; le frère ou la sœur ne sont pas liés dans ces cas-là…

1 Corinthiens 7 : 15

Le frère ou la sœur peut donc se remarier mais dans le Seigneur, comme le veuf ou la veuve.

Prochain article: RÉUSSIR LA FIN DU MARIAGE – Décès, Remariage ou Renoncement au mariage

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