OIKONOMIA 3-3-2 FOI : Procréer sans pouvoir

Procréer sans pouvoir, voilà le prochain défi d’Abraham et Sara après celui de sortir sans savoir où ils allaient. Dieu qui avait promis à Abraham de lui montrer le pays de destination a tenu cette promesse-là.

Mais chaque fois qu’il avait avait parlé du pays à Abraham, Dieu lui avait aussi promis une postérité nombreuse qui allait occuper ce territoire. Or voilà que le temps passe et la promesse semble de plus en plus compromise.

LA PROMESSE, LA VIEILLESSE ET LA STÉRILITÉ

En effet, Abraham avait 75 ans la première fois que Dieu lui a parlé de cette postérité (Genèse 12 :1-4). Et sa femme était stérile (Genèse 11 :30). Dix années sont passées depuis. Et toujours pas le moindre enfant.

Alors Abraham relance le Seigneur. Car il en est au point où il pense que faute de postérité, son serviteur sera son héritier par défaut.

Abram répondit: Seigneur Éternel, que me donneras-tu? Je m’en vais sans enfants ; et l’héritier de ma maison, c’est Eliézer de Damas. Et Abram dit: Voici, tu ne m’as pas donné de postérité, et celui qui est né dans ma maison sera mon héritier.

Genèse 15 :2

Cependant, le Seigneur rassure Abraham.

Alors la parole de l’Éternel lui fut adressée ainsi: Ce n’est pas lui qui sera ton héritier, mais c’est celui qui sortira de tes entrailles qui sera ton héritier. Et après l’avoir conduit dehors, il dit: Regarde vers le ciel, et compte les étoiles, si tu peux les compter. Et il lui dit: Telle sera ta postérité.

Genèse 15 :4-5

Et Abraham se laisse rassurer : « Abram eut confiance en l’Éternel, qui le lui imputa à justice ». (Genèse 15 :6)

LA TENTATION DU PLAN B

Mais, l’enfant se faisant encore attendre, Sara (alors encore appelée Saraï) a pensé a une solution…

Saraï, femme d’Abram, ne lui avait point donné d’enfants. Elle avait une servante Egyptienne, nommée Agar. Et Saraï dit à Abram: Voici, l’Eternel m’a rendue stérile; viens, je te prie, vers ma servante; peut-être aurai-je par elle des enfants. Abram écouta la voix de Saraï. Alors Saraï, femme d’Abram, prit Agar, l’Egyptienne, sa servante, et la donna pour femme à Abram, son mari, après qu’Abram eut habité dix années dans le pays de Canaan.

Genèse 16 : 1-3

UNE SOLUTION À PROBLÈME

Et Sara va bien vite regretter sa solution.

Il alla vers Agar, et elle devint enceinte. Quand elle se vit enceinte, elle regarda sa maîtresse avec mépris.

Genèse 16 : 4

Ainsi, la solution de Sara cause des problèmes de famille puis donne naissance à Ismaël alors qu’Abraham a 86 ans.Or Dieu a toujours eu ce bon plan qu’il rappelle à Abraham quand celui-ci a…99 ans et Sara, 89.

 Dieu dit à Abraham: Tu ne donneras plus à Saraï, ta femme, le nom de Saraï; mais son nom sera Sara. Je la bénirai, et je te donnerai d’elle un fils; je la bénirai, et elle deviendra des nations; des rois de peuples sortiront d’elle.

Genèse 17 :15-16

Mais considérant leur âge, Abraham ose s’interroger sur la faisabilité de ce projet. Or, 24 ans plus tard, la promesse de postérité a désormais un nom : Isaac.

Abraham tomba sur sa face; il rit, et dit en son cœur: Naîtrait-il un fils à un homme de cent ans? Et Sara, âgée de quatre-vingt-dix ans, enfanterait-elle? Et Abraham dit à Dieu: Oh! Qu’Ismaël vive devant ta face!

Dieu dit: Certainement Sara, ta femme, t’enfantera un fils; et tu l’appelleras du nom d’Isaac. J’établirai mon alliance avec lui comme une alliance perpétuelle pour sa postérité après lui. »

Genèse 17 :17-19

Y A-T-IL RIEN QUI SOIT ÉTONNANT DE LA PART DE L’ÉTERNEL ?

Et l’Éternel rappelle également sa promesse plus tard en présence de Sara. Elle réagit comme Abraham pour les mêmes raisons. Mais, 24 ans plus tard, la promesse de postérité a désormais un temps fixé. 

Elle rit en elle-même, en disant: Maintenant que je suis vieille, aurais-je encore des désirs? Mon seigneur aussi est vieux.

L’Éternel dit à Abraham: Pourquoi donc Sara a-t-elle ri, en disant: Est-ce que vraiment j’aurais un enfant, moi qui suis vieille? Y a-t-il rien qui soit étonnant de la part de l’Éternel? Au temps fixé je reviendrai vers toi, à cette même époque; et Sara aura un fils. 

Genèse 18 :12-14

A présent, Abraham a 100 ans. Et, 25 ans plus tard, la promesse de postérité a désormais un visage.

L’Éternel se souvint de ce qu’il avait dit à Sara, et l’Éternel accomplit pour Sara ce qu’il avait promis. Sara devint enceinte, et elle enfanta un fils à Abraham dans sa vieillesse, au temps fixé dont Dieu lui avait parlé.

Abraham donna le nom d’Isaac au fils qui lui était né, que Sara lui avait enfanté. 

Genèse 21 :1-3

LA PLEINE CONVICTION QUE CELUI QUI A FAIT LA PROMESSE EST CAPABLE

Ce parcours d’Abraham et Sara, résumé en Romains 4 :18-22 et Hébreux 11:11, nous ramène à l’essence de la foi.

En effet, l’expérience commence par une impossibilité. Puis arrive la promesse de Dieu. Alors naît en eux la foi, «la ferme assurance des choses qu’on espère et la conviction de celles qu’on ne voit pas».

Car il est dit d’Abraham qu’il avait, concernant Dieu, «la pleine conviction que ce qu’il promet il peut aussi l’accomplir» (Romains 4 :21).

Quant à Sara, «elle était convaincue que celui qui avait fait la promesse est digne de confiance» (Hébreux 11 :11, version Semeur).

Et toi, quelle est ton expérience de procréer ou de produire, sur la parole du Seigneur, sans capacité ?

Prochain article : OIKONOMIA 3-3-3 FOI – Donner sans douter

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Sortir sans savoir où il allait, partir de son pays…